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Les employés municipaux de Rivière-Rouge manifestent à l’hôtel de ville 0

Les employés municipaux syndiqués ont manifesté devant l’hôtel de ville avant de prendre place dans la salle du conseil.

Photo Yves Rouleau

Les employés municipaux syndiqués ont manifesté devant l’hôtel de ville avant de prendre place dans la salle du conseil.

RIVIÈRE-ROUGE - 

Une trentaine d’employés syndiqués de Rivière-Rouge ont manifesté devant l’hôtel de ville, lundi soir, avant la tenue de la séance régulière du conseil municipal.

 Brandissant des pancartes, les syndiqués ont scandé des slogans avant d’entrer dans la salle du conseil pour l’assemblée. La salle était bondée et la plupart des syndiqués sont restés debout.

La présidente du syndicat, Josée Fournier a profité de la période de questions de la réunion pour critiquer l’attitude de la Ville de Rivière-Rouge. Mme Fournier a reproché au conseil municipal de faire grand cas de l’impact de toutes concessions aux syndiqués sur le budget municipal, en omettant cependant de mentionner les ajustements salariaux consentis aux cadres de la municipalité.

Selon Mme Fournier, la Ville de Rivière-Rouge rechigne sur un écart salarial de 400$ entre les offres des deux parties alors qu’elle a consenti des ajustements salariaux de « 4000$ et plus à chaque cadre de la Ville »

La présidente du syndicat a également relevé les salaires des élus municipaux. « Quand on pense que vous vous êtes accordés les meilleures conditions salariales des Hautes-Laurentides, on se demande où est votre équité », a-t-elle indiqué.

La mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, a répondu à ces assertions syndicales par des louanges envers les employés municipaux.

« Vous êtes la base de notre municipalité. Dire qu’on ne vous considère pas est complètement faux », a-t-elle mentionné.

Mme Bélanger a réfuté toute allégation à l’effet que la Ville de Rivière-Rouge sous-payait ses employés. « On ne veut pas perdre nos employés », a-t-elle précisé.

La mairesse a mis fin aux discussions en indiquant que « la Ville a fait ce qu’elle avait à faire en matière d’offres salariales » et a indiqué que le ministère du Travail avait informé la municipalité qu’un conciliateur avait été nommé pour aider au processus de négociations.

« Alors le combat est commencé Mme la mairesse », a répliqué la présidente du syndicat avant de quitter la salle dans le calme avec les autres syndiqués.

Les 70 employés municipaux affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique ont voté pris un vote de grève le 23 janvier. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2011.

 

 

 

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