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19 octobre 2017

Une découverte très importante au Québec

Une pirogue gît au fond de l’eau depuis 500 ans

Les Gardiens du Patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides partage la nouvelle d’une découverte importante pour le patrimoine québécois: la découverte d’une pirogue qui pourrait dater de l’époque des premiers coureurs des bois ou des Amérindiens.

La pirogue qui serait âgée d’au moins 500 ans a été trouvée par le plongeur Guy Caubel à la limite de la frontière des Laurentides et de l’Outaouais. Les Gardiens du Patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides sont plongés dans l’action à la suite de l’événement.
La pirogue qui serait âgée d’au moins 500 ans a été trouvée par le plongeur Guy Caubel à la limite de la frontière des Laurentides et de l’Outaouais. Les Gardiens du Patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides sont plongés dans l’action à la suite de l’événement.
© Jacques Lech

Les Gardiens du Patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides partage la nouvelle d’une découverte importante pour le patrimoine québécois: la découverte d’une pirogue qui pourrait dater de l’époque des premiers coureurs des bois ou des Amérindiens.

C’est l’auteur du livre Au pays des Weskarinis, Jean-Guy Paquin, qui a joint les Gardiens après qu’un plongeur amateur, Guy Caubel, a fait l’extraordinaire découverte de cette pirogue à la frontière des Laurentides et de l’Outaouais. Ce dernier croyait d’abord qu’il s’agissait d’une chaloupe ou d’un canot échoué au fond des eaux. Vite, il constate qu’il s’agit d’un objet ancien, probablement fabriqué de la main des premiers occupants du territoire. C’est alors qu’il entre en contact avec M. Paquin.

Inutile de dire que Sylvie Constantin et Sylvain Généreux de la corporation des Gardiens du Patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides étaient fiers d’apprendre la nouvelle de l’auteur.

Des images qui font des vagues

Après avoir vu les premières images captées par M. Caubel, Mme Constantin les fait suivre au groupe de recherche en archéologie avec lequel les Gardiens collaborent. La mobilisation du groupe se fait en moins de deux jours. C’est dire l’importance de la découverte dont, pour l’instant, il est impossible de divulguer l’endroit exact de la pirogue.

« Sur l’invitation de M.Caubel, il nous a été possible de photographier, de filmer afin de mieux documenter l’élément de recherche et s’assurer de transmettre les informations à des instances encore plus spécialisées?; ce fut un moment très émouvant » de dire M. Généreux.

Depuis, une équipe de spécialistes en recherches archéologiques subaquatiques, l’IRHMAS (Institut de Recherche en Histoire Maritime et Archéologie subaquatique), des archéologues et d’autres intervenants, dont Les Gardiens et M. Caubel, se sont rencontrés. 

« Le ministère de la Culture et des Communications a assurément été mis au fait de cette précieuse trouvaille puisqu’il est du devoir de tout citoyen de déclarer toute découverte à caractère patrimonial », ajoute Mme Constantin qui invite les gens à signaler leurs découvertes fortuites en écrivant à constantin.sylvie@cspn.qc.ca ou à info@lesgardiensarcheo.com.

Une découverte pas déplacée

Bien des questions sont pour l’instant sans réponse?; seule l’analyse pourra permettre possiblement de déterminer entre autres avec plus de précision l’âge, le matériau et la technique utilisés en lien avec ses artisans autochtones. Pour le moment, la pirogue doit rester à l’abri, sous l’eau. C’est le meilleur endroit pour la préserver et la protéger.

On ne compte que 11 embarcations de la sorte jusqu’à présent recensées dans tout le Québec. Mais ce qui la rend encore plus exceptionnelle, c’est qu’elle est en contexte, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été déplacée.

Une histoire passionnante à suivre.

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