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13 novembre 2017

Parce qu’il ne faut pas les oublier le 11 novembre

Le devoir de mémoire pour les soldats tombés est respecté

Nominingue n’oublie pas ses fils qui sont tombés au combat, et salue ceux qui sont revenus, au jour du Souvenir chaque 11 novembre. La célébration a lieu à la place Bélair, à la gare de Nominingue.    

Ronald Mc Gregor , journaliste

Au jour du Souvenir à Nominingue, devant le cénotaphe en la mémoire des soldats morts au combat, mais surtout pour la commémoration des frères Bélair. De gauche à droite: Marc Jorg, Céline Beauregard, Jacques Brun, Guy Lalande, Déborah Bélanger, Georges Décarie, Cyriaque Niyongabo, Marcel Boisjoli, Francine Létourneau, Bruno Sansouci, Suzie Radermaker et Luc Lefebvre.
Au jour du Souvenir à Nominingue, devant le cénotaphe en la mémoire des soldats morts au combat, mais surtout pour la commémoration des frères Bélair. De gauche à droite: Marc Jorg, Céline Beauregard, Jacques Brun, Guy Lalande, Déborah Bélanger, Georges Décarie, Cyriaque Niyongabo, Marcel Boisjoli, Francine Létourneau, Bruno Sansouci, Suzie Radermaker et Luc Lefebvre.
© Photo Information du Nord – Ronald Mc Gregor

Le maitre de la célébration, le maire Georges Décarie, a accueilli quatre vétérans: Marcel Boisjoli, Jacques Brun, Guy Lalande et Marc Jorg, ainsi que des dignitaires, dont la mairesse Céline Beauregard et la mairesse sortante, Déborah Bélanger. De frais conseillers de la municipalité étaient présents tout comme le représentant du député David Graham. Le prêtre modérateur Cyriaque Niyongabo a partagé les paroles divines avec l’assistance.

La place Bélair à Nominingue, où des Nomininguois ont pris le train pour l’Europe lors de conflits mondiaux, est d’une forte symbolique et le maire explique pourquoi: « Nous avons nommé ce lieu, la place Bélair en mémoire de cinq frères, Georges, Raymond, Léo, Lucien et Paul, qui se sont enrôlés dans l’armée canadienne pour aller combattre en Europe. Parmi eux, deux ne sont pas revenus: Léo et Lucie, morts au combat. »

Une obligation de mémoire

Georges Décarie vise juste en soulignant le devoir de citoyens de se souvenir de ceux qui sont morts pour le peuple. Et malheureusement, comme le partageait un membre de l’assistance à voix basse, l’absence des jeunes à de telles cérémonies est déplorable. Le maire: « L’obligation de mémoire ne passe pas seulement par les livres d’histoire, mais aussi par l’érection de monuments nous rappelant que des milliers de Canadiens ont donné leur vie pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre en liberté et démocratie. »

Après la cérémonie de 15 minutes, l’assistance était invitée à l’intérieur de la gare pour une boisson chaude et quelques bouchées. Les vétérans en avaient à dire et l’on se demande pourquoi ils ne coucheraient pas leurs souvenirs, si sombres soient-ils, sur papier. Le nom de Jacques Viger est venu aux lèvres de Guy Lalande qui a souligné que « lui a parlé des vraies choses qui se sont passées au champ de bataille. » Sinon, c’est après les cérémonies comme celle-ci, devant un verre, dans un restaurant dans un bar, que les vraies histoires se racontent de remarquer M. Lalande.    

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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