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9 novembre 2017

Après 30 ans en politique

Déborah Bélanger vit son deuil politique

Pas facile de perdre ses élections après avoir si longtemps cumulé les mandats par la confiance de la population. Aujourd’hui, l’ex-mairesse Déborah Bélanger connait la chanson. Au lendemain du 5 novembre, c’est le retour dans la vie civile.   

Ronald Mc Gregor , journaliste

L’ex-mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, accepte tant bien que mal la défaite, mais elle ne nie pas un retour à la politique.
L’ex-mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, accepte tant bien que mal la défaite, mais elle ne nie pas un retour à la politique.
© Photo Information du Nord – Archives

« Je suis en deuil », partage l’ex-élue, moins de 48 heures après une cuisante défaite de son équipe contre celle de l’ex-conseiller, Denis Charette. Après 15 ans comme conseillère à Canton Marchand et 15 autres comme la première mairesse de Rivière-Rouge, on figure la douleur. « C’est vraiment dur. J’ai beaucoup d’émotions: parfois je pleure, d’autres fois ça va. Quand quelqu’un gratte un peu par contre, ça remonte. »

Comme on dit, est-ce qu’elle a senti la soupe chaude lors du décompte des voix ? « Je l’ai su assez vite parce que je faisais la tournée des tables et j’ai vu une tendance et ça m’a préparé. Je savais que c’était la fin pour moi. »

Qu’est-il arrivé ? Comment explique-t-elle cette soudaine lame de fond ? «C’est une vague en fait. Les gens voulaient du changement. On le sentait un peu sur le terrain, mais on espérait toujours et nous avons travaillé jusqu’à la fin. » Elle déplore quand même que la présence de vétérans comme André Tremblay et Denis Lacasse n’ait pas fait la différence. « Les gens voulaient changer la dynamique et je respecte ça. »

« J’aime ma ville »

Les urnes du secteur Sainte-Véronique en retard, Mme Bélanger a quitté la salle de la Gaieté à l’aréna avant l’annonce officielle, mais après le départ de l’équipe gagnante vers une autre salle pour célébrer. « J’aurais aimé qu’il l’annonce officiellement pour que l’on finisse de cette façon, mais ça ne sortait pas. J’ai donc félicité Denis et les membres de son équipe en leur disant que je serai là si l’on a besoin de moi. Oui, car j’aime ma ville, j’ai toujours travaillé pour qu’elle grandisse et je vais continuer à le faire, mais d’une autre façon. Là, c’est vraiment ma retraite que je vais vivre. Pour le moment du moins, car je suis très fatiguée. »

Déborah Bélanger a déjà tenté une percée en politique provinciale, mais sans succès. Est-ce que, maintenant, elle vise les autres paliers gouvernementaux ? Elle ne dit pas non. « Comme je l’ai toujours dit, Dieu seul le sait, mais on verra pour la suite des choses. Je ne ferme aucune porte, mais là, je dois me reposer, prendre du recul. »

Les politiciens locaux ont téléphoné et ce geste lui fait chaud au cœur. Celle qui siégeait à de nombreuses tables, dont celle de l’Union des municipalités du Québec en tant que trésorière, reprend la vie de tous les jours, mais n’oublie personne.

« En tout cas, je les remercie tous de m’avoir donné la chance de bâtir Rivière-Rouge au fil des années. »    

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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