« Il n’a jamais été question d’agrandissement » — Rémi Lemay

Camping Marie-Louise à La Minerve


Publié le 16 juin 2017

Le camping du lac Marie-Louise. Ce dernier lac est situé au sud-ouest du village de La Minerve.

©Photo TC Media - archives

L’an dernier, des citoyens lançaient une pétition concernant des travaux d’agrandissement du terrain de camping situé sur le bord du lac Marie-Louise à La Minerve. Ils menaceraient le plan d’eau. Où en sommes-nous plus de six mois après ?

Les propriétaires du lac Marie-Louise étaient derrière cette pétition de 86 noms qui fut déposée à l’hôtel de ville le 6 septembre 2016. Depuis, leur opposition s’est transportée aux séances du conseil municipal et ils se sont regroupés sous l’Association du lac Marie-Louise.

«À la Municipalité, il existe un règlement sur les campings et un règlement sur la conservation des lacs», précise le porte-parole des propriétaires, Michel Richard. «Nous, on s’assure que le suivi à la Municipalité est adéquat.» Il souligne que l’association a rencontré le propriétaire du camping, Rémi Lemay, mais que rien n’a bougé avant qu’il ne rencontre la municipalité.

Le maire Jean-Pierre Monette a confié au journal que le propriétaire a été rencontré à quelques reprises depuis le dépôt de la pétition, notamment par le directeur général, Robert Charette. Semble-t-il que l’agrandissement du camping n’est pas pour demain.

«Quand j’ai assisté à la première rencontre, il a démontré une bonne volonté de collaboration. Il est venu avec ses plans et tout et il y avait des lacunes. J’ai confié le dossier à M. Charette qui l’a reçu et des visites ont été faites sur les lieux.» Il ajoute que M. Lemay a effectué des changements à la demande de la Municipalité.

Le monde pensait que l’on agrandissait. On n’a même pas de terrain pour le faire.

Rémi Lemay

Par contre, ce n’est pas l’agrandissement craint par l’Association du lac Marie-Louise. «Il n’a jamais été question d’agrandissement sur le terrain de camping, dit clairement M. Lemay. Ça sort de je ne sais pas d’où. Nous, on a demandé à la Municipalité, c’est de faire un champ d’épuration, car j’ai neuf chalets et l’on veut les séparer en les isolant avec un terrain parce que tout allait dans la même fosse.» 

Autre son de cloche de la part de M. Richard, par voie de courriel : «Le proprio du camping veut séparer les chalets des installations septiques des roulottes. Selon la prétention de M. Lemay, un tel impact permettrait de libérer de la place à 29 unités de roulottes. Il faut saisir la finalité pour comprendre les premières actions.»

Préoccupation environnement

Il y a beaucoup de vérification sur le terrain qui ont été faits ou seront faits ajoute M. Monette, notamment par le CRÉ par le programme Bleu Laurentides et les inspecteurs municipaux sont mis à contribution. Le maire cite en exemple le retrait de cabanons dans la bande riveraine et ajoute que le dossier est essentiellement environnemental pour l’instant, précisant que le lac en est un de tête et des dommages auraient des répercussions sérieuses au plan d’eau.

«S’il est victime de pollution, imaginez ce qu’il arrive en bas. Notre préoccupation, c’est l’environnement.»

Bien que la Municipalité n’a pas fait de demande de collaboration auprès du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, elle a retenu les services de la firme Biofilla. Du petit ruisseau qui passe sur le camping, M. Richard ajoute que «de la pollution bactérienne a été détectée dans ledit ruisseau. Cependant, le peu d’analyse effectuée n’a pas permis d’en déterminer la cause exacte.»

On espère seulement que les utilisateurs de bateau à moteur respecteront les consignes de la bonne utilisation.

[NDLR: Ce texte a été mis à jour le 17 juin à 1h15.]