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Les travaux de reboisement de la rive dévastée s’amorcent

Lac Laflèche à Nominingue


Publié le 3 juillet 2017

Une portion de la berge du lac Laflèche à Nominingue après le passage destructeur de machineries lourdes le 7 octobre dernier.

© Gracieuseté Municipalité de Nominingue

Développement positif concernant le reboisement de la berge du lac Laflèche détruite par son propriétaire le 7 octobre dernier.

Le propriétaire a fait de l’hydro-ensemencement le long de la berge, sur environ 300 mètres, il y a près de deux semaines et déjà les résultats sont probants.

«Cela va permettre la stabilisation de la rive» informe le maire Georges Décarie. «Par la suite, ce sera la mise en place de la végétation : arbustes, arbres, etc. Le propriétaire, aux dernières nouvelles, a donné un contrat à cet effet à une firme locale.»

Les deux interventions à caractère environnemental sont aux frais du propriétaire qui habite la région de Terrebonne.

Par ailleurs, Nominingue entend toujours poursuivre le propriétaire, mais le maire est peu loquace puisque la cause est «devant le tribunal».

«C’est clair que le propriétaire, qui s’active actuellement à remettre la rive en état comme auparavant, ça risque fort de compter. Mais aucune action judiciaire n’a été arrêtée.»

Le propriétaire pourrait faire face à diverses accusations de la part de la Municipalité et du ministère de Faune.

Le 7 octobre 2016

Au matin du 7 octobre 2016, de la machinerie lourde détruisait sur 300 mètres la rive dudit lac. Une vraie bourbe environnementale. La présence du ministère de la Faune et la Sûreté du Québec étaient nécessaires pour l’arrêt des travaux. Le propriétaire, qui venait d’acquérir le terrain et n’était pas là lors du saccage, n’avait pas obtenu les permis pour les travaux, qui, d’ailleurs, selon la nature, n’auraient sans doute jamais été délivrés.

Dans L’information du Nord, relatant la nouvelle la semaine suivante, on pouvait lire que le directeur de l’urbanisme Richard Lasnier était allé sur place et s’était fait virer par ceux qui travaillaient sur les machines, même s’il avait tous les droits d’y être. «Je suis retourné avec lui, ajoutait le directeur général de la municipalité François St-Amour, pour constater les dommages, mais, comme les opérateurs de machines ne voulaient pas arrêter de travailler, on a fait venir la Sûreté du Québec et la Faune qui se sont occupées d’arrêter les travaux.»

Il ajoutait qu’à son arrivée il y avait une pelle mécanique et un tracteur muni d’une «chipper», qui faisait des copeaux de bois. Il n’y avait pas de machine dans le lac, mais des chenilles qui étaient passées sur le bord restaient visibles. «On voit très bien sur le 200-300 mètres que tout a été pris sur le bord de l’eau. Il n’a plus rien, la végétation a disparu» a-t-il ajouté.