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12 février 2018

Hausse des baux et chemins forestiers

Les locataires de terres publiques en ont gros sur le cœur

Le Regroupement des locataires de terres publiques (RLTP) entend bien profiter de cette année électorale pour faire valoir ses intérêts.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Les occupants illégaux de terres publiques continuent de susciter la grogne au sein du RLTP.
Les occupants illégaux de terres publiques continuent de susciter la grogne au sein du RLTP.
© Photo gracieuseté – Jacques David

Lors de son assemblée générale à Mont-Tremblant, le 2 février, la section Outaouais-Laurentides du RLTP a en effet pris plusieurs résolutions pour se faire entendre, tant du gouvernement libéral actuellement en place que des partis d’opposition. L’une des plus importantes est la création d’une table de concertation entre le Regroupement, les zones d’exploitation contrôlée (ZEC) et les pourvoiries. Cela permettrait à tous ceux qui sont directement touchés par les hausses des baux de villégiature de combiner leurs forces, selon le vice-président provincial du RLTP, Jacques David.

« La dernière augmentation des baux nous a fait très mal, rappelle-t-il. Comme c’est une évaluation aux cinq ans, on s’attend à une nouvelle hausse pour le 1er janvier 2021. Si on veut que ça reste abordable pour tous les Québécois d’avoir un chalet en terre publique, il faut se mettre ensemble et forcer le gouvernement à garantir l’accessibilité à nos forêts », plaide-t-il.

Il souligne cependant au passage une grande victoire pour les locataires de terres publiques: désormais, la TPS et la TVQ n’auront plus à être payées sur les baux de villégiature.

Payer pour être honnête

Un autre cheval de bataille du RLTP pour l’année 2018 concerne les chemins forestiers. Deux municipalités régionales de comté (MRC) de l’Outaouais ont en effet commencé à exiger des locataires de terres publiques qu’ils paient pour l’entretien des chemins leur donnant accès à leurs terrains. Toutefois, aux yeux du Regroupement, il s’agit d’une injustice.

« On sait qu’il y a beaucoup d’occupation illégale en forêt, soutient Jacques David. On parle souvent de roulottes qui ne roulent même parce qu’elles n’ont pas bougé depuis des années, et dont l’identité des propriétaires est inconnue. Comme on ne connaît pas l’adresse de ces gens-là, on ne peut pas les « collecter ». Nos membres, eux, ont tous des baux, ils occupent légalement des terres publiques. Pourquoi ce serait à nous, qui sommes honnêtes, de payer pour ceux qui occupent illégalement le territoire? »

Le vice-président provincial croit que ce ne sont pas les MRC qui devraient entretenir ces chemins, mais plutôt le ministère des Ressources naturelles.

Une autre victoire

Plusieurs autres dossiers ont également été abordés lors de l’assemblée générale, notamment l’interdiction de chasser le caribou migrateur et de pêcher avec des ménés morts, décrétée par le gouvernement libéral. Le RLTP entend faire pression auprès des trois principaux partis de l’Assemblée nationale pour que ces interdictions soient levées.

Enfin, le Regroupement a annoncé à ses membres qu’un dossier sur lequel il travaille depuis 10 ans a abouti. À compter du 1er avril, les compagnies forestières ne pourront plus récolter d’arbres en terre publique dans un rayon de 60 mètres (200 pieds) autour d’un chalet. Cette réglementation sera appliquée par le ministère de l’Environnement du Québec.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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