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12 mars 2018

Une pratique régie par Transports Canada

Doit-on s'inquiéter du passage de drones à Rivière-Rouge?

Un point à l’ordre du jour de la dernière séance du conseil faisait soulever les sourcils, celle de l’autorisation de vols de drone « pour la prise d’images aériennes ou pour de la surveillance aérienne ». Les citoyens seront-ils sous surveillance ? 

Ronald Mc Gregor , journaliste

Le directeur général de Rivière-Rouge, Hervé Rivet, affirme que la Ville n'engage aucune compagnie pour faire de la surveillance de résidences privées.
Le directeur général de Rivière-Rouge, Hervé Rivet, affirme que la Ville n'engage aucune compagnie pour faire de la surveillance de résidences privées.
© Photo Information du Nord - Ronald Mc Gregor

« Pas du tout, lance d’emblée le directeur général de Rivière-Rouge, Hervé Rivet. C’est à la demande d’une entreprise privée qui fait de la captation d’images commerciales. Par exemple, quelqu’un qui veut vendre sa maison sur le bord du lac Lanthier. Elle fait aussi de l’évaluation commerciale. Autre exemple, l’hôpital a un problème de toiture. Elle utilise le drone pour une évaluation préliminaire au lieu d’envoyer des gens. »

Le directeur complémente en remarquant que l’entreprise peut soutenir les forces de l’ordre lors de recherches de personnes disparues, mais pas dans un but criminel.

Survoler des résidences ?

La question se pose: l’entreprise peut-elle être engagée par la Ville pour l’analyse de terrains, des conditions des rivages, des égouts, etc., au-dessus des résidences citoyennes ? Encore une fois, Hervé Rivet est formel, non.

« Comme on expliquait, et je sais que ça ne sécurise pas les gens, ce sont plus des individus à titre privé qui contreviennent aux lois que ceux à titre commercial », explique M. Rivet.

Parfois, la Ville doit utiliser le drone. « Le seul temps où l’on fait affaire avec des compagnies de ce type, c’est lorsque l’on regarde les travaux de carrières qui doivent des redevances à la Ville. On fait l’évaluation du tonnage afin de facturer la compagnie. »

Sous la juridiction fédérale

Pour faire une histoire courte, l’entreprise avait besoin de cette résolution du conseil dû à des points importants. Ceux-ci entre en ligne avec les exigences de Transports Canada qui régie l’espace aérien: la proximité de l’aéroport international La Macaza–Mont-Tremblant, celle de la base d’hydravion dans le secteur Sainte-Véronique et l’établissement La Macaza.

« Ce sont les autorités fédérales qui exigent cette résolution qui lui permet de faire affaire sur le territoire. Nous avons ajouté des conditions comme l’absence de contravention à la vie privée, le respect des règlementations municipales et provinciales », assure le directeur général de Rivière-Rouge. La Ville se donne le droit de retirer l’autorisation d’exploitation sans préavis et justification.

Évidemment, la Ville n’a pas les moyens de Transports Canada pour faire respecter la règlementation. Pour tout questionnement concernant le drone, visitez la page de Transports Canada au bit.ly/2twfALJ.    

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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