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2 juillet 2018

Par une pièce de théâtre donnée le 21 juin en l’église de la municipalité

La Maison des jeunes de La Minerve dénonce l’intimidation

Malgré l’incendie de leur lieu de rencontre, les jeunes de la Maison des jeunes ont trouvé le courage de persévérer en offrant une pièce de théâtre à message.

Ronald Mc Gregor , journaliste

C’est le bonheur de la réussite pour les jeunes de la Maison des jeunes de La Minerve, ici accompagné de la directrice et intervenante Emilie Tremblay-Séguin.
C’est le bonheur de la réussite pour les jeunes de la Maison des jeunes de La Minerve, ici accompagné de la directrice et intervenante Emilie Tremblay-Séguin.
© Photo gracieuseté

«Le spectacle fut une réussite, partage la directrice et intervenante à la MDJ, Emilie Tremblay-Séguin. Les jeunes ont su transmettre leurs émotions et faire passer leur message: "ensemble nous sommes plus forts que l’intimidation". Ils ont aussi voulu profiter de ce spectacle pour amasser un fonds suite au récent désastre qui a ravagé leur maison des jeunes. Des boites de dons étaient placées à l’entrer à cet effet. Les jeunes ont amassé 780$ qui serviront à aider la maison des jeunes à se remettre de ce malheureux évènement. »

Comme ces événements sont toujours suivis de bonne nouvelle, la direction en a une belle à partager: les jeunes ont été sélectionnés au gala de l’engagement jeunesse pour le prix Jeune engagé(es) - Arts et Culture qui se tiendra le 12 aout prochain à Montréal.

L’art clownesque pour véhiculer le message

Au cours de l’année scolaire, les élèves ont abordé des thèmes traitant de diverse problématique et conflits apportés par les jeunes. Ils ont tout d’abord travaillé chaque thème sous forme d’improvisation, puis les jeunes ont été amenés à choisir un thème et le mettre en scène. Le spectacle était la problématique qui a le plus touché les jeunes. Mme Tremblay-Séguin a élaboré le projet et travaillé en création collective avec les jeunes qui ont été impliqués directement dans le processus de création.

« Ce projet consiste à aborder des sujets sensibles avec les jeunes à travers l’art dramatique. Il s’inspire aussi de l’art clownesque, l’art dramatique amène les jeunes à utiliser leur "mémoire affective". Ils doivent imaginer, ce que le personnage aurait éprouvé dans telle circonstance, inventer une fin à l’histoire. Les jeunes sont donc amenés à fouiller dans leur propre expérience pour mettre en scène un personnage et trouver leurs propres solutions. L’art clownesque permet quant à elle la perte de statut, la dérision, la débâcle, l’humilité, etc. Se mettre dans la peau du clown permet aussi la richesse des possibles, car le clown peut tout, il peut prendre tous les rôles, il est de toutes les émotions et se laisse emporter dans l’imaginaire, ce qui laisse place à l’exploration.»

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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