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2 août 2018

Élections provinciales

Le maire de Mont-Laurier courtisé par la CAQ

Par Alexandre Dubé. Le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon, réfléchit sérieusement à la possibilité de faire le saut avec la Coalition avenir Québec (CAQ) lors des élections provinciales de cet automne. Il a confirmé le 1er août les rumeurs qui circulent depuis quelques semaines à son sujet.

De passage à Mont-Laurier en janvier 2018, le chef de la CAQ, François Legault, semblait avoir apprécié sa rencontre avec le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon.
De passage à Mont-Laurier en janvier 2018, le chef de la CAQ, François Legault, semblait avoir apprécié sa rencontre avec le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon.
© Le Courant des Hautes-Laurentides – Archives

Plusieurs personnes ont confié au journal que l’actuel maire de Mont-Laurier, en poste depuis à peine 10 mois, envisageait de tenter sa chance en politique provinciale au sein du parti de François Legault, actuellement favori dans les sondages.

Daniel Bourdon confirme avoir bel et bien été contacté une première fois il y a deux mois par le président de la CAQ, Stéphane Le Bouyonnec, qui souhaitait le voir présenter sa candidature pour la CAQ dans Labelle.  Il n’était toutefois «pas chaud à l’idée» puisqu’il venait d’être élu à la tête de la Ville de Mont-Laurier et ne voulait pas «abandonner le bateau» et manquer de respect envers ses conseillers et conseillères, qui ont accepté de se présenter avec lui l’an dernier. La CAQ a donc tenté d’autres approches dans la région, sans toutefois trouver de candidat.

Sonia LeBel, directrice adjointe de cabinet de la CAQ, a alors téléphoné à M. Bourdon le 17 juillet pour tenter à son tour de le convaincre, cette fois autour d’un dîner. Depuis, le maire avoue être en réflexion quant à son avenir politique, une «décision qui ne se prend pas à la légère», dit-il. Il pense que la région aurait à gagner d’avoir un député qui siège au gouvernement, qui sera caquiste selon lui, et qu’il pourrait faire avancer des dossiers auprès de Québec sur lesquels, en tant que maire, il a actuellement peu d’influence.

Maire et candidat provincial en même temps, est-ce possible?

Un élu municipal peut être candidat lors d’une élection provinciale. Il doit se retirer de son conseil municipal dès le déclenchement de la campagne et, s’il ne l’emporte pas, il peut reprendre ses fonctions. S’il gagne la confiance des électeurs, il doit toutefois quitter son poste au lendemain du scrutin, ne pouvant pas cumuler un mandat au municipal et un autre au provincial.

Combien l’élection d’un nouveau maire pourrait coûter aux électeurs lauriermontois? «Entre 40 000$ et 50 000$», estime le maire, qui ne semblait pas y voir de gaspillage des fonds publics.

Du PQ à l’ADQ, à la CAQ

Daniel Bourdon a déjà milité et même travaillé pour le Parti Québécois par le passé. Il a été attaché politique pour Jacques Léonard durant ses deux dernières années en tant que député de Labelle. Par la suite, il a contribué à l’investiture de Sylvain Pagé en 2001 en vendant des cartes de membres du PQ, ce qui allait le mener à sa toute première élection comme député de Labelle. M. Pagé a depuis été réélu à cinq reprises.

Daniel Bourdon a ensuite déménagé à Québec, où il a sympathisé avec des gens de l’Action démocratique du Québec (ADQ), proches de ses idées. Selon lui la CAQ a préservé l’essentiel des principes fondamentaux de l’ADQ.  «La CAQ, l'ADQ, je pense que tout le monde reconnaît que c'est la même chose, dans le fond c'est la continuité de l'ADQ», dit celui qui, aujourd’hui, voit dans la CAQ l’espoir d’un «vent d’un changement».

Daniel Bourdon se reconnait dans les propositions de la CAQ notamment en ce qui concerne le désengorgement du système public de santé par une plus grande part du privé, l’abolition des commissions scolaires, du moins des postes élus de commissaires scolaires, ainsi que la privatisation partielle de la Société des alcools du Québec (SAQ).

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