L'Information du Nord 819 425-8658  

Partager:
3 août 2018

Présente dans la région selon plusieurs

La dermatite du baigneur refait surface

Aucune peau humaine ne résiste à la dermatite du baigneur. Ces petites larves se logent sous la peau et meurent, mais non sans avoir fait souffrir par des démangeaisons le porteur. C’est surtout en juin et juillet qu’elles prolifèrent. Des baigneurs de deux lacs de La Minerve ont connu les souffrances au point d'en glisser un mot sur les médias sociaux.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Ce beau canard est souvent porteur, dans ses excréments, de la cercaire, cette larve qui cause la dermatite des baigneurs.
Ce beau canard est souvent porteur, dans ses excréments, de la cercaire, cette larve qui cause la dermatite des baigneurs.
© Photo - Unsplash

Avant tout, il faut préciser que la dermatite du baigneur est une éruption cutanée qui présente de petits points rouges semblables en premier lieu à ceux d’une piqûre d’insecte. «Quelques heures ou quelques jours plus tard, les picots se transforment en petites "cloches d’eau" généralement accompagnées d’intenses démangeaisons, explique la documentation du CISSS des Laurentides à ce sujet. Si le baigneur se gratte trop, ces cloches peuvent s’infecter. Les démangeaisons peuvent durer une à deux semaines.»

Les œufs de la petite larve (cercaire), qui vit dans le corps des oiseaux aquatiques, surtout ceux de la famille des anatidés, notamment le canard et la bernache (qu’il ne faut jamais nourrir), sont évacués du système digestif par les selles où, dans l’eau, les œufs éclosent et les larves d’environ un demi-millimètre se cherchent un nouveau véhicule pour se reproduire. On connaît la suite. Les démangeaisons peuvent durer jusqu’à 10 jours.

95 piqûres

La première personne à se manifester publiquement sur Facebook, le 20 juillet, affirme qu’elle a plus de 95 piqûres, probablement dues à une longue baignade. En plus de prévenir les internautes et parler de la dermatite et des soins à prodiguer, elle ajoute: «Peut-être que des prélèvements seraient une bonne idée à faire pour évaluer l’ampleur du problème aux abords du lac Désert puisque plusieurs personnes et petites familles ont été atteintes.» Effectivement, dans les messages, certains parlent, sans que des preuves soient avancées, des lacs Chapleau et à la Truite.

Il y a quelques photos sur la page Facebook « La Minerve », dont celle d’une fillette de 4 ans atteinte de 64 piqûres. Tandis que la mère dit qu’il y a moins de canards sur le lac, une femme remarque qu’il y a plus de mouettes, un autre oiseau aquatique, bien que l’on rapporte rarement en avoir vu voguer sur nos lacs.

La directrice générale de La Minerve a expliqué à L’Information du Nord par voie de courriel, le 26 juillet: «À la Municipalité, seulement une personne nous a avisée. Pour le moment, sur le site de la Municipalité [et] sur le bulletin du mois d’aout, nous allons publier une information».

Le maire de Nominingue, Georges Décarie, a confié au journal que sa municipalité n’a pas reçu de communication citoyenne au sujet de la présence de la dermatite sur son territoire. Même son de cloche du côté de La Macaza. Le journal n’a pas eu de retour d’appel de la Ville de Rivière-Rouge à ce sujet.

La Minerve a d’ailleurs déposé un communiqué sur son site. Québec aussi a édité une excellente publication sur la dermatite du baigneur, elle est disponible à l’adresse http://bit.ly/2uPMZiS. On peut aussi consulter la publication du CISSS des Laurentides à http://bit.ly/2NMiotJ.

Partager:

Ronald Mc Gregor , journaliste

  • Courriel

À ne pas manquer