Briser l'isolement par la soupe populaire

Église évangélique baptiste de la vallée de la Rouge

Ronald Mc Gregor ronald.mcgregor@tc.tc
Publié le 17 février 2016

Quoique L’Information du Nord est arrivé un peu tard pour le diner, il y avait assez de bonnes gens pour une photo lors du dernier repas, la soupe populaire. À la Une: Jos Bouchard, Blanche Robitaille, Marie-Claude Boisvert et Jacques Demers.

© TC MEDIA: RONALD MC GREGOR

SOCIAL. Afin de briser l’isolement, d’aider les gens et de faire connaitre son temple, son lieu de culte, un groupe de bénévoles de l’Église évangélique baptiste de la vallée de la Rouge sert la soupe populaire. C’est tout nouveau et ça comble un besoin de plus en plus criant.

L’idée n’est pas nouvelle, la soupe populaire, le fourneau économique, existe depuis la fin du XIXe siècle. Elle fut bien populaire après le krach de 1929 et depuis, on en trouve dans tous les pays industrialisés, dans les grandes métropoles de ce monde comme Paris, New York, Los Angeles, Montréal et... Rivière-Rouge, tout comme dans les bourgades du monde.

Dans notre région, c’est à Marie-Claude Boisvert que l’on doit l’établissement de ce grand geste. Membre de la communauté baptiste, elle a reçu l’appui de son conseil il y a quelques mois. Jacques Demers, aussi membre et conducteur de véhicule pour aller chercher des gens pour la soupe expliquent pourquoi il fallait agir.

« On s’est aperçu que des gens ont ce besoin », dit M. Demers qui ne cache pas que c’est aussi pour faire connaitre son église dont la pratique religieuse monothéiste en son enceinte, doit-on le souligner, est tournée vers le même dieu. « On veut démystifier notre bâtiment. C’est un peu ces deux points qui nous motivent à tenir une soupe populaire. »

De plus en plus populaire

L’église a injecté une petite somme pour démarrer le projet qui, après quelques semaines, roule rondement bien. Il y a eu une campagne de souscription et encore, les dons sont acceptés. Des commanditaires ont fait don d’aliments. « Ça se maintient » avance M. Demers. « Les gens nous laissent de l’argent, qu’ils soient de notre communauté ou de l’extérieur.

Nous sommes là pour les gens qui ont besoin d’aide, qui ont faim. Jacques Demers

On ne parle pas vraiment de religion lors des repas, c’est “le social” qui règne en maitre. «Pour plusieurs cela fait du bien», constate chaque fois Mme Boisvert.

“Bien sûr que l’on fait une petite prière avant le repas” d’ajouter M. Demers, «en tant qu’église, c’est normal une bénédiction du repas. On n’achale pas les gens et ils sont à l’aise avec ça.»

Quelques bénévoles font la navette de Sainte-Véronique et un peu partout dans la région immédiate pour aller et ramener la clientèle chez elle. C’est un plus apprécié.

L’Église évangélique baptiste de la vallée de la Rouge est située au 1855, rue L’Annonciation Sud à Rivière-Rouge. Les repas sont servis les vendredis de 11h30 à 13h30.

«Nous sommes là pour les gens qui ont besoin d’aide, qui ont faim» de conclure Jacques Demers.